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Le magazine des chambres de commerce et d'industrie

N° 32, mai 2007

Sud-Ouest parisien

Premier pôle tertiaire français

 

 

378 hectares, 25 127 salariés, 1 025 entreprises… le parc d’activités de Courtabœuf est le premier parc d’activités tertiaires français. Situé au carrefour des principales infrastructures de transport, il dispose de multiples atouts.

C’est dans les années 60  que le plateau agricole de Courtabœuf s’invente un nouveau destin. Certes, les nostalgiques assurent qu’il reste encore quelques vaches, mais ce sont les entreprises du secteur tertiaire qui ont remplacé les anciennes fermes.
Pourtant, le lieu n’a rien perdu de son héritage naturel et les maires des communes qui composent Courtabœuf tiennent à conserver intacte cette image qui séduit nombre d’entreprises très attachées qualité de l’environnement. « Courtabœuf, c’est le centre d’activités à la campagne, on y vient en traversant les champs, on peut profiter de sa pause du midi pour faire du tir à l’arc ou du tennis », assure Dominique Fontenaille, maire de Villebon-sur-Yvette.


Un terreau d’attractivité pour les entreprises

Après l’installation d’Ato Chimie en 1967, c’est certainement avec l’arrivée, l’année suivante, du géant de l’informatique Hewlett-Packard et de Varian – l’un des leaders mondiaux de l’instrumentation analytique de laboratoire – que démarre la success story de Courtabœuf, qui verra rapidement s’implanter Tektronix, Microsoft ou Compaq.
Aujourd’hui, 25 127 salariés travaillent dans le parc d’activités qui regroupe plus d’un millier d’entreprises. Si la plupart sont des PME, on compte des grands noms comme Hewlett-Packard, JM Bruneau, LFB, Microsoft, GlaxoSmithKline, Renault Sport Technologies, Telindus.
Comme le précise Paul Raymond, président de la communauté de communes « Cœur du Hurepoix », il convient également de noter, à proximité du parc, l’implantation à Nozay d’Alcatel-Lucent, qui prévoit de recentrer ses activités sur la commune pour en faire le premier pôle R&D d’Île-de-France.

De multiples atouts
Outre le prix du foncier, sensiblement moins élevé que dans la petite couronne de l’Île-de-France, c’est certainement la proximité des infrastructures de transport qui constitue l’un des principaux atouts du parc. Il est effectivement situé au croisement de l’A10, de la RN118 et de la Francilienne, à proximité directe de la gare RER et TGV de Massy et de l’aéroport d’Orly.
Néanmoins, selon Paul Loridant, maire des Ulis, la situation reste fragile : « Nous sommes en compétition avec d’autres parcs d’activités d’Île-de-France qui disposent eux aussi de nombreux atouts. C’est pourquoi nous veillons à étoffer les services aux entreprises, à valoriser la qualité de l’environnement et à renforcer les dessertes… »
Le 1er janvier 2007, les maires des Ulis et de Villebon-sur-Yvette, ainsi que le président de la communauté de communes Cœur du Hurepoix, ont créé le syndicat mixte Courtabœuf Développement. Ses missions : accueillir et informer les entreprises désirant s’implanter, gérer et promouvoir le parc.

Des pôles d’excellence
Le parc d’activités se situe dans un secteur de la région Île-de-France marqué par une forte dynamique de l’innovation et de la recherche. Il s’intègre aux pôles de compétitivité à vocation mondiale « System@tic Paris-Region », dédié aux systèmes complexes (télécoms, automobile et transports), et « Medicen », dédié à la santé.
Certaines entreprises de Courtabœuf travaillent avec le Synchrotron SOLEIL à Saint-Aubin, le centre de fabrication de l’accélérateur de particules du futur. Le parc d’activités se situe ainsi à proximité d’équipements de haute technologie, mais aussi d’universités, de centres de recherche et de grandes écoles.
Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à Saclay, la première université scientifique française à Orsay, HEC à Jouy-en-Josas… forment ceux qui inventeront l’avenir des sciences et dirigeront des entreprises de renom. La pépinière d’entreprises de Courtabœuf veille à en détecter les perles…

 

Pascale Decressac