C’est dans les années 60 que le plateau
agricole de Courtabœuf s’invente un nouveau
destin. Certes, les nostalgiques assurent qu’il
reste encore quelques vaches, mais ce sont les
entreprises du secteur tertiaire qui ont
remplacé les anciennes fermes.
Pourtant, le lieu n’a rien perdu de son héritage
naturel et les maires des communes qui composent
Courtabœuf tiennent à conserver intacte cette
image qui séduit nombre d’entreprises très
attachées qualité de l’environnement. «
Courtabœuf,
c’est le centre d’activités à la campagne, on y
vient en traversant les champs, on peut profiter
de sa pause du midi pour faire du tir à l’arc ou
du tennis », assure Dominique
Fontenaille, maire de Villebon-sur-Yvette.
Un
terreau d’attractivité pour les entreprises
Après l’installation d’Ato Chimie en 1967, c’est
certainement avec l’arrivée, l’année suivante,
du géant de l’informatique Hewlett-Packard et de
Varian – l’un des leaders mondiaux de
l’instrumentation analytique de laboratoire –
que démarre la success story de Courtabœuf, qui
verra rapidement s’implanter Tektronix,
Microsoft ou Compaq.
Aujourd’hui, 25 127 salariés travaillent dans le
parc d’activités qui regroupe plus d’un millier
d’entreprises. Si la plupart sont des PME, on
compte des grands noms comme Hewlett-Packard, JM
Bruneau, LFB, Microsoft, GlaxoSmithKline,
Renault Sport Technologies, Telindus.
Comme le précise Paul Raymond, président de la
communauté de communes « Cœur du Hurepoix », il
convient également de noter, à proximité du
parc, l’implantation à Nozay d’Alcatel-Lucent,
qui prévoit de recentrer ses activités sur la
commune pour en faire le premier pôle R&D
d’Île-de-France.
De
multiples atouts
Outre le prix du foncier, sensiblement moins
élevé que dans la petite couronne de
l’Île-de-France, c’est certainement la proximité
des infrastructures de transport qui constitue
l’un des principaux atouts du parc. Il est
effectivement situé au croisement de l’A10, de
la RN118 et de la Francilienne, à proximité
directe de la gare RER et TGV de Massy et de
l’aéroport d’Orly.
Néanmoins, selon Paul Loridant, maire des Ulis,
la situation reste fragile : «
Nous sommes
en compétition avec d’autres parcs d’activités
d’Île-de-France qui disposent eux aussi de
nombreux atouts. C’est pourquoi nous veillons à
étoffer les services aux entreprises, à
valoriser la qualité de l’environnement et à
renforcer les dessertes… »
Le 1er janvier 2007, les maires des Ulis et de
Villebon-sur-Yvette, ainsi que le président de
la communauté de communes Cœur du Hurepoix, ont
créé le syndicat mixte Courtabœuf Développement.
Ses missions : accueillir et informer les
entreprises désirant s’implanter, gérer et
promouvoir le parc.
Des
pôles d’excellence
Le parc d’activités se situe dans un secteur de
la région Île-de-France marqué par une forte
dynamique de l’innovation et de la recherche. Il
s’intègre aux pôles de compétitivité à vocation
mondiale « System@tic Paris-Region », dédié aux
systèmes complexes (télécoms, automobile et
transports), et « Medicen », dédié à la santé.
Certaines entreprises de Courtabœuf travaillent
avec le Synchrotron SOLEIL à Saint-Aubin, le
centre de fabrication de l’accélérateur de
particules du futur. Le parc d’activités se
situe ainsi à proximité d’équipements de haute
technologie, mais aussi d’universités, de
centres de recherche et de grandes écoles.
Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à
Saclay, la première université scientifique
française à Orsay, HEC à Jouy-en-Josas… forment
ceux qui inventeront l’avenir des sciences et
dirigeront des entreprises de renom. La
pépinière d’entreprises de Courtabœuf veille à
en détecter les perles…
Pascale Decressac
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