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Liste des articles pour DecoEco |
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Céline Wright, nature créative |
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La nature est la
source essentielle d'inspiration de Céline Wright. A deux pas de
Paris, dans son atelier de Montreuil, elle fabrique des
luminaires et des accessoires du quotidien, au gré de ses envies
et de ses inspirations.
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| Ci-dessus et de gauche à droite, les photophores Pierre
Noire, thème de verre soufflé également décliné en vase ; un
détail de la lampe Bunrak ; Céline Wright à l'aplomb de l'une de
ses dernières créations, le Cirrus et à droite, Courrant d'Air,
une expression suspendue de ses Cocons.
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Une goutte de
rosée délicatement posée sur une brindille, un pétale de rose
flottant dans une flaque, le reflet d'un arbre dans le caniveau…
Céline Wright observe et laisse la nature la surprendre, la
toucher. "J'ai un profond respect pour la vie et la nature.
L'homme n'est pas une machine qui peut tout maîtriser, il ne
faut pas l'oublier", estime la créatrice. Sans cesse surprise et
fascinée par cette nature imprévisible, Céline Wright recrée ce
qui l'inspire sans jamais imiter. Son photophore Comète, une
boule en verre soufflé suspendue à une tige de carbone qui
oscille sous son poids, rappelle le brin d'herbe pliant sous le
poids d'un insecte ou d'une goutte d'eau. "J'aime la fragilité
apparente de la nature", explique-t-elle. Le roseau qui plie
mais ne rompt pas, le fil de soie qui se balance sans jamais
céder sous le poids de la chenille… Il suffit d'un petit rien à
Céline Wright pour être touchée, inspirée, il lui suffit
d'ouvrir les yeux, de tendre l'oreille pour voir, entendre,
sentir la vie s'exprimer. |

| 1. Feu follet posé sur un brin d'herbe,
le photophore Comète apparaît comme un point lumineux suspendu
au dessus du sol… (à partir de 47 €).
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LA
NATURE SENSUELLE
Feuilles, ciseaux,
pierres, les
techniques que
Céline Wright
emploie sont
toujours artisanales
et les matériaux
naturels. "Les
matières naturelles
sont très
sensuelles",
remarque-t-elle. A
la manière d'un
sculpteur, elle
façonne les objets.
"J'ai besoin de
toucher la matière,
de travailler avec
mes mains", explique
la créatrice qui
reconnaît sans
complexe que son but
premier est de se
faire plaisir. Et
elle ne s'en prive
pas ! Dans son
atelier lumineux et
calme de Montreuil,
à l'écart de
l'agitation et du
brouhaha de la
ville, elle prend
plaisir à fabriquer
les objets qu'elle a
imaginés. Inspirée
essentiellement par
son environnement
quotidien, elle
reste très marquée
par son enfance
passée au Japon. "La
sérénité qui se
dégage des habitants
est extraordinaire.
On ne retrouve pas
cela ici. J'ai été
profondément marquée
par la gestuelle des
gens, la grâce avec
laquelle ils
effectuent les
gestes de tous les
jours"
observe-t-elle.
Céline Wright garde
en mémoire une
manière de marcher,
de s'asseoir, de
manger… Une
gestuelle du
quotidien qui
continue de
l'inspirer, "là-bas,
les objets du
quotidien sont liés
à la manière dont
les gens les
manipulent. Un bol
est adapté à la
manière dont on le
tient, un tabouret à
la manière dont on
s'assoit. Il y a un
rapport différent à
l'objet, au respect
qui lui est porté",
explique-t-elle.
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DES
OBJETS VIVANTS
Poussant encore plus
loin l'adaptation
des objets aux
usages des personnes
qui les utilisent,
Céline Wright crée
des objets qui
vivent. "J'aime que
les objets vivent
d'eux-mêmes",
affirme-t-elle.
Imprévisibles, les
fanions de ses
lampes Bunraku
dansent au gré de la
brise, projetant des
ombres sur un voile
servant d'écran. Un
véritable spectacle
d'ombre et de
lumière propice à la
rêverie. "Un jour,
une dame m'a dit que
mes lampes
l'apaisaient. On ne
pouvait pas me faire
un plus beau
compliment", indique
Céline Wright. C'est
tout naturellement
qu'elle fabrique des
objets zen. Aider
les gens à retrouver
sérénité et
apaisement constitue
pour elle un
accomplissement.
"Dans tous les
objets que je
fabrique, je cherche
à communiquer une
émotion".
Qu'il s'agisse de
lampes ou de
"poésies de bureau",
elle s'attache à
fabriquer
exclusivement des
objets à la fois
utiles et chargés
émotionnellement.
"Je crée des objets
presque vivants qui
nous font prendre
conscience que nous
ne maîtrisons pas
tout, que la nature
peut nous
surprendre",
explique la
créatrice. La
nature, cette
inspiratrice de
chaque instant,
Céline Wright aime
montrer qu'elle est
à l'origine de tout,
qu'elle a, depuis
toujours, inspiré
les créations
humaines. Dans une
société envahie de
technologies de
pointe – obscures
pour le commun des
mortels – la
créatrice jubile à
l'idée que les
personnes qui
achètent ses
créations puissent
comprendre comment
elles sont
fabriquées et
s'amusent, à
l'instar des
enfants, à observer
chaque détail et à
imaginer le parcours
de fabrication de
l'objet. "Il suffit
d'observer mes
lampes nuages pour
comprendre qu'elles
sont constituées
d'une infinité de
morceaux de papier
collés les uns aux
autres. Il n'y a pas
de mystère !",
constate-t-elle.
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| 2. Comme un origami suspendu dans l'air, la lampe à poser
Cerf Volant sculpte la lumière. |

| 3. Soliflore aérien, surprenante poésie qui ne tient qu'à
un fil, le Vase Fil puise à la nature de la stalactite son
inspiration minérale et cristalline (à partir de 82 €).
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REVALORISER L'IMAGE
DE L'ARTISANAT
Son enfance au Japon explique
sans doute l'attachement de Céline Wright pour le
papier qui est sans conteste son matériau préféré.
"Le papier est pour moi une matière noble", elle est
pourtant consciente que cette idée est loin d'être
partagée, le papier étant souvent assimilé au
jetable et considéré comme éphémère. Contrairement
aux abat-jour japonais boules, en papier très souple
et fragiles, les lampes de la créatrice sont rigides
et solides. "Une lampe en verre qui tombe par terre
se casse net. Ce n'est pas le cas de mes lampes en
papier japonais qui ne se déforment même pas",
assure Céline Wright. Farouchement opposée à la mode
du jetable, elle espère que la vague du
développement durable touchera rapidement les objets
du quotidien. "Il faut éduquer le grand public à la
consommation d'objets durables", affirme-t-elle.
Acheter moins mais acheter mieux, voilà le rêve de
Céline Wright.
Redécouvrir le fait main, les techniques artisanales
ancestrales lui paraît indispensable dans une société du
développement durable qui commence enfin à s'intéresser aux
économies d'énergie. Sensible à l'écologie et à la nécessité de
limiter les dépenses énergétiques, Céline Wright recours à des
techniques artisanales naturellement écologiques,"tout
simplement parce que c'est cela qui me plaît », explique-t-elle.
Dans son atelier de fabrication, une dizaine de salariés
travaillent selon des techniques artisanales ancestrales,
utilisant comme seule énergie une énergie non polluante :
l'énergie humaine. A chaque nouveau modèle, Céline Wright doit
expliquer précisément la méthode de fabrication à adopter.
Apparemment aléatoire, le collage du papier répond en fait à des
techniques très précises, chaque morceau devant être précisément
collé à l'endroit adéquat afin de permettre les jeux de lumière
subtils imaginés par la créatrice.
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CONSOMMATION DURABLE : POUR TOUS ?
Consciente de s'adresser à une clientèle qui n'a pas
seulement besoin de lumière, principalement au
marché des "bobos" sensibles aux préoccupations
écologiques et dotés d'un fort pouvoir d'achat,
Céline Wright rêve d'une société du développement
durable, qui ne se contenterait pas de réduire la
consommation énergétique mais qui repenserait
également les modes de vivre et de travailler qui,
selon elle, ne permettent pas toujours aux gens de
s'épanouir. "Il faut repenser la consommation dans
son ensemble. Peut-être produire en moindre quantité
des produits de meilleure qualité, qu'il s'agisse de
mobilier ou de nourriture… La société a tout à
gagner à miser sur le développement durable !", note
avec conviction Céline Wright. Estimant que les
créateurs ont un rôle à jouer dans le développement
durable car les techniques qu'ils utilisent ont
nécessairement des répercussions environnementales,
elle envisage de créer un collectif des designers
utilisant des matières naturelles. "Je veux montrer
que les artisans qui travaillent comme moi ne sont
pas rétrogrades mais au contraire très créatifs",
affirme-t-elle. Un chantier de longue haleine qui
n'effraie pas la créatrice, jamais à court d'énergie
ni d'espoir.
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| 4. Ombre et lumière, mouvement dans un souffle d'air, les
voiles de la lampe à poser Bunraku incarne la lumière (à partir
de 270 €).
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