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Pascale Decressac :
L’esprit « Columbus café », qu’est-ce que c’est ?
Luc Heitz : Un
client qui entre dans un Columbus café cherche non seulement à
se sustenter mais aussi à passer un moment agréable dans un
cadre accueillant. Pour nous, le café est un endroit où l’on se
fait plaisir, c’est un lieu social où l’on a envie de passer
l’un des meilleurs moments de sa journée. On peut y discuter, y
rencontrer des amis, y travailler, se détendre… en buvant une
boisson – chaude ou froide – éventuellement accompagnée d’une
collation. Columbus café, plus qu’un simple bar, est un concept
reposant sur des valeurs que nous revendiquons : le plaisir
associé à l’hygiène de vie. C’est pourquoi nous ne vendons pas
d’alcool, interdisons la cigarette dans nos cafés et proposant
des produits sains, naturels et diététiques.
P.D. Un concept qui
répond à une demande ?
L.H. : Les cafés
traditionnels qui se contentent de proposer un petit noir ont de
moins en moins de succès. Certes le café serré est la boisson
chaude la plus consommée en France mais les consommateurs sont
désormais de plus en plus exigeants quant à la qualité et à la
diversité des boissons qui leur sont présentées. Columbus café
s’efforce de proposer des mélanges d’arabicas de très bonne
qualité et une variété de boissons, souvent à base de café. Les
cafés aromatisés, enrichis de lait et de sucre sont très
appréciés des consommateurs, même des amateurs de café serré qui
aiment le changement même s’ils consomment généralement de l’expresso.
Nous fabriquons 80 % des boissons que nous vendons et accordons
une grande attention à la qualité de la préparation. Or ce que
recherchent beaucoup de clients, c’est une boisson qu’ils ne
pourraient pas réaliser chez eux, un vrai capuccino ou un café
frappé par exemple.
P.D. : Observe-t-on
une réelle modification des habitudes de consommation des
Français ?
L.H. : Comme tous
les habitants des pays occidentaux, les Français sont de plus en
plus mobiles et nomades. Ils observent ce qui se passe dans les
autres pays et adoptent des comportements hybrides. Ainsi, ils
découvrent les cafés allongés venus d’outre atlantique, les
macchiatos venus d’Italie, les cafés au lait très appréciés des
Allemands. Ils ne s’asseyent plus forcément au comptoir pour
boire leur café mais n’hésitent plus à le boire en marchant
comme les Américains ; les ventes à emporter représentent
d’ailleurs la moitié de nos ventes de boissons aujourd’hui. En
fonction des moments de la journée, un client n’a pas les mêmes
envies et son comportement varie également selon le l’endroit et
le contexte. Nous adaptons notre offre aux usages : dans un
aéroport, notre gamme de recettes est plus réduite que dans un
café situé en plein cœur d’une ville car les clients achètent
plus volontiers des boissons à emporter ou à boire en lisant un
journal avant l’embarquement. Se mettre à la place du
consommateur, le comprendre et s’adapter à ses attentes, c’est
le défi que nos cafés s’efforcent de relever.
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