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Les autres articles du dossier :
-
Les Français, ces
grignoteurs (Zoom sur le ConsoTrackSnacking 2003)
-
Interview de Béatrice de Reynal, nutritionniste (Nutrimarketing)
-
Venez vous faire plaisir, on s’occupe du reste !
(Interview d'Audrey Aveau, nutritionniste, Nutritionnellement)
- Zoom
sur le PNNS (Plan National Nutrition Santé)
Les points de vente Equilibre :
- Lamy Café
- Eat me,
cuisine légère et créative
-
Daily's, les apports nutritionnels en toute transparence
- Dietetic shop, un resto bio
et végétarien presque quarantenaire !
Les huiles à adopter
-
L’huile d’olive est
riche en acides gras mono-insaturés. Elle est la base du régime
"crétois" et préconisée dans la prévention des maladies
cardiovasculaires.
-
L’huile de colza
contient des
oméga 3
et des oméga 6, des vitamines comme les vitamines E, et K. Elle
contribue au bon fonctionnement cardiovasculaire.
-
L’huile d'arachide
est l’une des huiles les plus riches en acides gras
mono-insaturés.
-
L’huile de tournesol
contient des oméga 3 et des vitamine E. Elle a un pouvoir
antioxydant et une action régulatrice sur le système
endocrinien.
-
L’huile de noix
possède une bonne teneur en acide gras poly-insaturés, en oméga
6 et en oméga 3. Elle fortifie et augmente capacités
intellectuelle et physique. De plus, elle a un goût
exceptionnel.
Le
mardi, c’est légumes pour tout le monde !
La Fondation Bonduelle a pour
mission de contribuer à faire évoluer
durablement les comportements
alimentaires en plaçant les légumes et leurs bienfaits au
centre de son action. Elle œuvre
sur le long terme, dans un cadre européen avec la
volonté affichée d’aller plus loin
que les discours d’intention générale en donnant à tous, des
moyens efficaces, pratiques et
souvent inédits de faire entrer les légumes dans son
quotidien.
Forte de l’engagement des
nutritionnistes et des décideurs de la santé publique qui ont
fait
des légumes et des fruits le fer
de lance de la 1ère campagne lancée par le PNNS ( 5 par
jour ), la Fondation Louis
Bonduelle a mené une réflexion sur la consommation alimentaire
des légumes et s’est fixée comme
objectif de mettre le légume en vedette une fois par
semaine. Dès le printemps 2005 a
été testée et lancée avec succès l’opération « le jour du
légume » en restauration hors
foyer (RHF) et dans la grande distribution. L’objectif : que les
consommateurs ne puissent plus se passer des légumes le mardi,
au restaurant comme à la maison.
Gustino, la mascotte d’une alimentation équilibrée
Accor
Services, au travers du Ticket Restaurant, et l’Union des
Métiers et des Industries de l’Hôtellerie ont lancé, depuis
octobre 2005, « Alimentation & Equilibre », un programme mondial
visant à promouvoir l’équilibre alimentaire auprès de leurs
clients. Accor Services diffuse aux restaurateurs une charte
d’engagement et les informe des principes de base d’une
alimentation équilibrée par le biais d’un un guide pratique
contenant les grands principes nutritionnels partagés et validés
par un comité d’experts. Le site
www.alimentationetequilibre.com donne également des
conseils, des repères nutritionnels et même des idées de menus
équilibrés. Chaque restaurateur signant la charte d’engagement
reçoit des documents de communication (plaquettes, affiches,
gommettes…) repérables en un clin d’œil par le consommateur
grâce à Gustino, la mascotte du programme « Alimentation &
Equilibre ».
Quand les chaînes parlent de nutrition :
Les chaînes
de restauration rapide n’ont pas la réputation de veiller à la
ligne de leurs clients. Pourtant, les géants du secteur
commencent à communiquer sur la nutrition. Ainsi, McDonald’s,
Quick et KFC communiquent sur la nutrition dans leurs
restaurants et sur leur site internet, précisant les apports
caloriques de leurs menus ainsi que les apports en protéines,
lipides, glucides, sel, sucres simples, graisses saturées et
fibres. Les consommateurs sont ainsi informés de ce qu’ils
ingurgitent et les chaînes ne se privent pas de rappeler que
l’équilibre alimentaire se construit sur plusieurs repas. « Ne
culpabilisez pas ! », s’accordent à dire toutes ces chaînes : si
vous avez trop mangé à un repas, il vous suffit d’alléger le
suivant !
Pomme de pain
a revu les qualités nutritionnelles de ses sandwichs en
augmentant la quantité de crudités et en optant pour des pains
contenant plus de fibres (complet, céréales) et a étoffé sa
carte de produits laitiers et de fruits.
De son côté,
Class’Croûte propose deux « midi bag » : le panier équilibré à
moins de 1000 calories et le panier minceur à moins de 700
calories. Pour 8,90 €, le panier minceur du printemps contient
une salade de pâtes et carottes à la vinaigrette à l’orange et
aux cranberries, une galette de blé complet au riz basmati, des
dés de saumon au citron et tzatziki, des aubergines grillées et
des tomate en tartare, un petit panier jardinier, un petit pain
au miel, aux noix et aux pépites de chocolat, un yaourt nature
0% et une boisson Taillefine Fizz aux agrumes.
Champion de
la vente de produits équilibrés dans la grande distribution est
sans doute Monoprix avec sa vaste gamme de produits sous la
marque « Daily monop ». Des maxi salades, des salades de pâtes
fraîches, des sandwichs plus originaux les uns que les autres,
des crudités, des fruits frais, une large gamme de desserts… il
y en a pour tous les goûts et pour toutes les faims. Pour
faciliter le choix de ceux qui font attention à leur ligne,
Daily Monop’ précise systématiquement le nombre de calories sur
chaque recette.
Light, allégé : le grand bazar
C’est light
donc ça ne fait pas grossir. Méfiance, la notion de « light »
est très relative. Un produit light peut contenir presque autant
de calories qu’un produit normal. Et le risque est de consommer
davantage d’un produit sous prétexte qu’il est light. Par
ailleurs, certains produits sont allégés en sucre mais aussi
caloriques car cette diminution de la quantité de sucre est
compensée par une augmentation de la quantité de graisse ou
inversement. En outre, la valeur calorique ne renseigne pas sur
les apports lipidiques, protidiques et glucidiques d’un produit.
Ceux-ci sont toutefois généralement indiqués sur les produits
manufacturés.
Les
légumes dans tous leurs états
Frais, en
purée, à l’huile d’olive, séchés… les légumes sont dans tous
leurs états. L’huile d’olive permet d’augmenter la
biodisponibilité des légumes dont les vitamines et les
nutriments sont ainsi mieux assimilés par l’organisme. Gare
toutefois à ne pas exagérer la quantité de matière grasse dans
les préparations.
Les bienfaits des fruits
« Les
fruits sont nutritionnellement intéressants parce qu’en plus en
plus de fournir les éléments célèbres comme des fibres et des
vitamines, ils sont particulièrement riches en polyphénols et en
pigments vitaminiques, éléments qui développent des propriétés
antioxydantes particulièrement bien vues en ce moment.
Et pour cause : ces antioxydants protègent vos tissus des
maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires) et des
cancers. Alors comme on sait que ce ne sont pas des pathologies
très drôles, on se dit incidemment qu’il vaut mieux manger des
fruits.
Des analyses récentes et présentées hier au MEDEC montrent que
les atouts des fruits (polyphénols, pigments caroténoïdes) se
retrouvent à 80 / 90 % dans les fruits réduits en purées et
cuits. Donc, vous pouvez manger des fruits cuits ou en compotes
: vous aurez autant d’atouts que les fruits frais, au sucre
ajouté près !
Enfin, certains fruits sont bien plus doués que d’autres :
certaines pommes, surtout lorsqu’elles sont consommées avec la
peau,, sont bien mieux dotées que d’autres. Au milieu de ça, il
y a les super fruits : et ils ont tous les atouts que n'ont plus
les fruits "frais" de nos marchés !! ». Béatrice de Reynal,
nutritionniste, NutriMarketing.
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Offrir aux consommateurs pressés une alternative aux sandwichs,
salades et snacks traditionnels, c’est possible. Si construire
une offre nutritionnelle équilibrée ressemble à un vœu pieux
pour beaucoup de points de vente, cela ne relève pourtant pas de
l’utopie. Démonstration preuves à l’appui : avec un peu
d’imagination et de volonté, vous séduirez et fidéliserez vos
clients et en attirerez de nouveaux. La nutrition devient
tendance, c’est le moment d’étonner les consommateurs qui
veillent à leur corps, à leur tête… sans oublier de chouchouter
leurs papilles.
Pour
votre santé, limitez les produits gras, sucrés, salés, mangez au
moins 5 fruits et légumes par jour, évitez le grignotage, bougez
plus… Depuis le 28 février 2007, les annonceurs des produits de
grande consommation sont obligés de véhiculer ces messages pour
se plier aux recommandations définies par le programme national
nutrition santé (PNNS). Néanmoins, même en étant très motivés
pour respecter à la lettre ces consignes, les consommateurs se
trouvent souvent dépourvus face à l’offre squelettique qui leur
est proposée en restauration rapide. Or, pour les personnes
actives, le temps consacré à la pause déjeuner se réduit souvent
à quelques minutes, le temps de sortir acheter un sandwich chez
le boulanger ou au fast food du coin de la rue. Et entre le
saucisson-beurre, le poulet-mayonnaise, le kebab frites et le
cheeseburger, difficile d’opter pour l’équilibre, à moins de
choisir la salade. Mais, on le sait bien, l’affamé qui se
contentera de trois feuilles de salade verte accompagnées de
quelques rondelles de tomate assaisonnées d’un filet de citron
en guise de déjeuner aura peu de chances de passer l’après-midi
sans craquer sur une barre chocolatée ou une pâtisserie.
Objectif
n° 1 : se rassasier pour tenir le choc
Certes
on peut se donner bonne conscience en ne mangeant qu’une salade
et un yaourt à 0% de matières grasses. Certes on peut se sentir
rassasié après ce repas frugal si l’on engloutit deux litres
d’eau ou de coca light. Certes on peut tenir une semaine à ce
régime et perdre 5 kilos pour être sexy à la plage dans son
nouveau maillot. Mais tous les adeptes des régimes ultra-stricts
le savent bien, plus vite les kilos sont perdus, plus vite ils
sont repris. Et pour éviter l’effet yoyo, la seule solution est
de changer ses habitudes alimentaires durablement. Pour adopter
ces bonnes habitudes, les consommateurs soucieux de leur ligne
et de leur santé doivent faire du déjeuner le principal repas de
leur journée et le composer intelligemment de manière à être en
forme jusqu’au soir pour se consacrer pleinement à leur activité
de l’après-midi, et ce sans chambouler leur emploi du temps
surchargé. Les restaurateurs et points de vente de restauration
légère et à emporter peuvent répondre à cette attente, à
condition de connaître les bases d’un repas équilibré vecteur
d’énergie, rassasiant et réjouissant pour le palais.
5,
4, 3, 2, 1… c’est parti pour l’équilibre nutritionnel
Les
nutritionnistes recommandent de consommer chaque jour 5 fruits
ou légumes, 4 féculents (pain, céréales, pâtes, riz, pommes de
terre…), 3 produits laitiers, 1 ou 2 produits riches en
protéines (viande, poisson, œufs) et de limiter la consommation
de graisse, de sucre et de sel. Comme l’explique la
nutritionniste Audrey Aveau, « l’équilibre nutritionnel se
construit sur la semaine mais le choix des aliments se fait sur
la journée ». Plutôt que de se plier au difficile calcul
strict des apports nutritionnels, le plus simple est
d’équilibrer chacun de ses repas principaux. Or le repas du midi
est le plus important de la journée. Il faut donc le composer de
féculents, de légumes ou/et de fruits, d’un produits laitier et
de protéines. Si un cornet de frites ne constitue résolument pas
un repas équilibré, une assiette de légumes dépourvue de
produits laitiers, de laitages, de protéines et de féculents non
plus. Les 500 grammes de carottes râpées au citron ou d’endives
cuites à l’eau remplissent l’estomac mais ne nourrissent pas.
Plus
de verdure, moins de protéines
Le
sandwich basique aux crudités est composé de féculents (pain),
de protéines (thon, poulet…), d’une dose le plus souvent
homéopathique de légumes et de mayonnaise. L’équilibre
nutritionnel est donc loin d’être respecté puisque les
nutritionnistes recommandent de privilégier l’accompagnement de
légumes par rapport aux protéines. La solution : augmenter la
garniture végétale et diminuer la quantité de viande ou de
poisson. « D’un point de vue économique, les points de vente
ont tout intérêt à mettre plus de légumes et moins de viande »,
remarque Béatrice de Reynal, nutritionniste. S’il est
intéressant d’un point de vue financier d’augmenter la quantité
de légumes et de réduire celle de viande ou de poisson,
augmenter la dose de crudités n’est pas sans contrainte. En
effet, pour être appétissants, les crudités doivent être frais.
Or il leur suffit de quelques heures à la salade pour se flétrir
et à la tomate pour ramollir le pain. L’idéal est donc de
préparer les sandwichs à la demande ou presque. Cela est certes
un peu plus contraignant mais évite le gaspillage.
Le
tartinable à l’assaut de la mayo
En
matière d’assaisonnement, si le beurre n’est pas à déconseiller
formellement à condition d’être tartiné à doses raisonnables, la
mayonnaise en revanche est à bannir. Trop grasse, peu digeste,
elle alourdit inutilement le sandwich. Pourquoi ne pas lui
préférer des préparations à base de légumes ou de produits
laitiers pauvres en matière grasse et riches en goût ? Bien sûr,
rien ne remplace une purée de légume faite maison mais, pour les
plus pressés, de nombreuses marques commercialisent désormais
des « tartinades » de légumes toutes prêtes. C’est le cas de
Bonduelle qui propose par exemple une préparation à base
d’aubergine, de poivron rouge et de tomate dont la valeur
nutritionnelle ne dépasse pas 123 calories pour 100 grammes
contre plus de 700 pour la mayonnaise. De son côté, Elle&Vire
commercialise les « Prêt’ à Sandwich », des spécialités à base
de fromage, de viande ou de poisson. Ainsi, la tartinade de thon
contient seulement 25% de matières grasses. Une façon facile et
pratique d’alléger le traditionnel thon-mayonnaise sans le
rendre trop sec. Quant aux tartinades fromagères, elles
permettent de réaliser facilement des sandwichs végétariens.
L’ami
pain, un allié qui vous veut du bien
L’un
des principes de base de l’équilibre alimentaire est de varier
l’alimentation. Manger bien et sain, c’est manger de tout en
privilégiant les aliments apportant des nutriments essentiels.
Mieux vaut préférer au pain de mie industriel – pauvre en fibres
et donc peu rassasiant mais riche en sucres et en graisses – un
pain complet aux céréales riche en glucides complexes. De plus,
en variant les pains, la même recette peut être proposée sous
plusieurs versions, pour le plus grand bonheur des clients. Pain
aux céréales, au son, au pavot, au sésame, au lin, aux noix, aux
fruits… le choix est vaste. Et, globalement, le pain français
fabriqué en boulangerie est bon à la fois pour la santé et pour
le palais. Moins riche en mie, la baguette (et ses variantes
croustillantes aux diverses céréales) est préférable au pain de
mie, au pain au lait et au pain polaire utilisé pour la
fabrication des sandwichs suédois. Ce dernier contient du sucre
et de la crème, peu recommandables d’un point de vue
nutritionnel.
Des
salades à foison
En
matière de salades, les solutions sont encore plus nombreuses. A
défaut d’opter, comme le Lamy Café de Nantes, pour le bar à
salades permettant au client de composer librement son repas, il
suffit souvent d’une petite touche personnelle pour faire la
différence. Quelques herbes aromatiques bien choisies, des
graines croquantes et nutritives, trois ou quatre quartiers de
fruit et un soupçon d’huile de noix peuvent suffire à redonner
vie à une recette un peu triste. Sans oublier bien sûr les
céréales qui constituent un véritable concentré d’énergie. A
côté de la traditionnelle salade de riz ou de pâtes et du
taboulé oriental huileux, des sociétés comme Tipiak font
découvrir ou redécouvrir aux consommateurs et aux restaurateurs
le boulgour, le quinoa ou les céréales gourmandes. Sans oublier
bien sûr les lentilles, très riches en protéines, délicieuses
froides ou chaudes. Composée de lentilles, crevettes, tomates,
artichaut, fenouil, oignon, persil plat, estragon, et piquillos
(de petits piments rouges venant du pays basque), la salade de
lentilles à la niçoise vendue chez Eat me – qui associe
féculents, protéines et légumes – est sans doute l’entrée star
de ce restaurant.
Informer
les consommateurs
Les
personnes désireuses de prendre leur santé en mains et de ne
plus être les victimes de la déferlante de malbouffe
contemporaine sont généralement très au fait des principes de
base de l’équilibre alimentaire. « Les femmes sont
très mâtures en matière de nutrition, bien plus que les hommes
qui attendent qu’on les conseille, qu’on les aide à trouver des
repères », explique Valérie Bagros. Le point de vente a tout
intérêt à chouchouter cette population attentive au contenu de
son assiette, à la rassurer en précisant le nombre de calories
de chaque plat comme le font Eat me ou Lamy café
ou en indiquant les apports nutritionnels de chaque recette
comme c’est le cas chez Daily’s, manger bien, manger bon.
Ronan Veidic, patron de ce restaurant ouvert à l’été 2006, a
choisi de classer ses plats par catégorie en fonction de leurs
apports nutritionnels. « Plutôt que d’indiquer le nombre de
calories, je préfère préciser les bienfaits de chaque
ingrédients et de chaque recette. Ainsi, que l’on soit une femme
ou un homme, sportif ou sédentaire, on peut consommer des
produits adaptées à ses besoins », explique Ronan Veidic.
Les recettes sont classées en quatre catégories dotées d’un code
couleur. Les « Tonus » pour faire le plein de vitalité, les « e-pure »
riches en antioxydants pour protéger son corps, les « wake up »
pour se redonner un coup de fouet et les « 300 K » ou light qui
contiennent moins de 300 calories.
Varier les menus
Rien
de tel qu’un client fidèle. Mais pour devenir la cantine
préférée des citadins actifs, il ne suffit plus de résumer son
offre à trois sandwichs et deux salades. Pour rendre les clients
accros, il faut maintenant varier les menus. Le lundi salade de
bœuf aux épices, le mardi salade d’orecchiette au poulet, le
mercredi lentilles au saumon, le jeudi parmentier de volaille…
Eat me renouvelle chaque jour les plats et entrées de ses
menus tout en proposant toutes ses recettes à la carte. De leur
côté, Daily’s, manger bien, manger bon et Lamy café
« saisonnalisent » leur carte en misant sur les soupes en
hiver et sur les salades l’été. Soupes, pâtes, riz, plats
complets… pourquoi réserver aux brasseries l’offre de plats
chauds ? Il n’est pas plus difficile de boire une soupe ou de
déguster des pâtes aux légumes en faisant du lèche-vitrine qu’en
croquant un sandwich ! Le tout est de présenter ces produits
dans des récipients adaptés, et les fabricants d’emballages ne
manquent pas d’imagination en la matière.
Le
coin des desserts
« Les desserts sont incontestablement le point noir des menus en
restauration rapide », constate Béatrice de Reynal. En
effet, bien souvent, le consommateur n’a le choix qu’entre le
muffin, le brownie, la tarte aux poires amandine et la
religieuse au café. Parfois une pomme perdue entre l’éclair au
chocolat et le paris-brest offre une alternative légère et très
avantageuse financièrement pour le point de vente. Mais les
client(e)s ne s’y trompent guère et préfèrent amener leur propre
pomme plutôt que de payer au prix fort un fruit le plus souvent
sans saveur. Pourtant, il est possible de proposer aux clients
des desserts légers et appétissants. Blanc-manger, fromage blanc
à la compote, tapioca au coulis de fruits et bien sûr une
inépuisable variété de salades de fruits… A défaut de découper
les fruits frais, on peut opter pour les fruits surgelés (plus
naturels que les fruits au sirop) disponibles sous des formes
très variées : entiers, déjà coupés, en brochettes… Et au niveau
des produits laitiers, le choix est pléthorique : natures,
aromatisés, allégés en sucres et/ou en matières grasses… les
fabricants de yaourts et fromages blancs se livrent une guerre
sans merci qui contribue à étoffer l’offre. Pratiques, les
yaourts à boire reviennent à la mode et de nouvelles saveurs
apparaissent. La marque Giacomo propose ainsi une nouvelle gamme
signée « Bombay Lassi » composée de quatre parfums originaux :
Litchis, mangue, piña colada (ananas, noix de coco) et Thé
vert/citron vert.
Les
sodas, jus de fruit et eaux aromatisées devront désormais
compter avec un concurrent 100% forme, le smoothie, à mi-chemin
entre le jus et la soupe de fruit. A l’heure où l’on recommande
la consommation de 5 fruits et légumes par jour, manger un
smoothie permet d’absorber quasiment la totalité des apports
journaliers recommandés en fruits. Plutôt que de proposer un
menu avec boisson et dessert, le smoothie peut permettre de
faire judicieusement d’une pierre deux coups.
Nutrition,
diététique, bio : gare aux amalgames !
Une
feuille de salade, une pomme et un verre d’eau : la diététique a
une mauvaise image. De plus, diète, régime, perte de poids ne
sont pas forcément synonymes d’équilibre alimentaire. Entre
diététique et nutrition, il est essentiel de bien se
positionner, ce qui n’empêche pas de proposer quelques recettes
diététiques sur une carte de plats nutritionnellement
équilibrés. Quant au bio, il n’est pas synonyme non plus
d’équilibre. On peut manger bio en consommant des pâtes
préparées à base de farine de blé biologique accompagnées de
saucisson, d’œufs, de beurre et de fromage biologiques… mais une
telle recette n’est nullement équilibrée. Manger bio ne signifie
donc pas manger bien. De plus, les produits « bio » sont très
onéreux. « J’aimerais bien préparer mes recettes à partir de
produits biologiques mais ces produits sont trop chers »,
remarque Evelyne Lamy-Caillet, patronne du Lamy café. En
revanche, le frais est très tendance dans les cafés ou
restaurants affichant un concept « Nutrition ». En effet, les
produits manufacturés, s’ils sont faciles à utiliser,
contiennent souvent des additifs chimiques ou gras qui
chamboulent tout l’équilibre souhaité. Ainsi, pour se donner
bonne conscience, certaines femmes s’étonnent de ne pas perdre
de poids alors qu’elles avalent quotidiennement des soupes
toutes prêtes sans savoir que ces produits contiennent en grande
quantité des lipides, des sucres et des conservateurs. Mieux
vaut donc opter pour le « fait maison » ou le surgelé naturel
qui conserve mieux les propriétés nutritionnelles des aliments.
Globalement, les personnes veillant à se nourrir de manière
équilibrée sont de mieux en mieux informées et savent qu’il ne
suffit pas de consommer des produits maigres pour maigrir. En
effet, il est préférable de manger un seul yaourt normal que
deux yaourts à 0% ! Plutôt que de manger un blanc de dinde sec
sans sauce et 500 grammes de carottes cuites à l’eau, mieux vaut
se faire plaisir en mangeant en petite quantité un plat vraiment
appétissant, et si celui-ci est léger, c’est encore mieux.
Pourquoi ne pas revisiter les recettes traditionnelles en
version allégée ? Blanquette de veau chez Eat me, tagine
de poulet au citron au Lamy café, hachis parmentier chez
Daily’s, autant de recettes appétissantes et légères pour
avoir de l’énergie sans s’endormir l’après-midi.
Non
à la frustration, oui au plaisir !
La
règle d’or si l’on veut maigrir ou ne pas grossir, c’est de ne
pas se frustrer car on risque de craquer au plus mauvais moment
de la journée, c’est-à-dire vers 16 ou 17 heures sur une barre
chocolatée ou une pâtisserie. « Ce que je conseille, c’est de
choisir d’abord ce qui fait vraiment envie et d’organiser son
repas autour de cet aliment. Si c’est un gâteau au chocolat, il
faudra alléger le plat, si c’est un hamburger, il faudra
préférer la salade aux frites et le smoothie au coca »,
explique Audrey Aveau. Au lieu de proposer des menus 100% light
et peu appétissants pour les gourmands, il peut être intéressant
de proposer des menus centrés autour d’un aliment plaisir et
pourtant équilibrés. Le menu « gâteau au chocolat » pourra être
accompagné d’une salade et le menu « kebab » d’un smoothie. Et
pour ceux qui craquent systématiquement dans l’après-midi sur le
concentré de sucre et de matières grasses, la solution peut être
de prévoir dans le menu du midi un petit encas gratuit ou
presque à garder pour le « 4h ». Une banane, un fruit, un pain
aux céréales et aux fruits, un yaourt ou une compote… de quoi
réjouir les clients toujours sensibles aux petites attentions...
Pascale
Decressac.
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