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Il n’y a pas que
de la salade dans la salade. Fromage, croûtons, lardons, œufs,
pommes de terre, pâtes… l’ère de la salade verte est révolue. La
salade est désormais un repas complet que l’on mange aussi bien
en été qu’en hiver, apprécié autant des femmes qui souhaitent
garder la ligne que des hommes qui cherchent un repas complet
« tout en un ». Mais la salade peut aussi venir en
accompagnement d’un sandwich ou d’une quiche, histoire
d’équilibrer un peu le repas et d’y mettre un peu de verdure.
Tomates, maïs, poulet,
thon, olives, jambon, dés de gruyère… il suffit juste d’un peu
d’imagination pour composer une salade riche en goûts et
constituant un repas équilibré. A condition bien sûr de ne pas
oublier la portion de féculents qui permettent de tenir tout
l’après-midi. Le plus simple est bien sûr d’accompagner la
salade d’un morceau de pain suffisamment conséquent pour bien
« coller au corps ». Pour élaborer la carte des salades dans
votre point de vente, quelques règles s’imposent.
Celles qui
accompagnent
Première règle : ne
jamais négliger es grands classiques. Ils sont indémodables et
garantissent le succès à coup sûr. Bien sûr il y a les recettes
exclusivement composées de crudités. Salade verte, carottes
râpées, tomates, betteraves, céleris rémoulade… Certes il y a
des « fans » de carottes prêts à dévorer leur légume favori seul
matin, midi et soir mais cela ne constitue pas réellement un
repas équilibré. L’idée : proposer aux inconditionnels de la
racine orange une petite salade de carottes accompagnée d’un
cake salé ou d’un petit sandwich. Idem pour les amoureux de la
tomate. Quant à la salade, elle accompagne volontiers une
quiche, une pizza, une galette bretonne ou n’importe quelle
préparation à base de féculent. Outre la traditionnelle quiche
lorraine, les grandes marques proposent un choix pléthorique de
quiches aux légumes, tartes salées, tourtes et pizzas. Les cakes
salés sont aussi très tendance actuellement. Champion de
l’année, le breton Guyader propose des cakes au poisson
savoureuses et originales : Saumon/Laitue de mer, Thon/Tomate,
Crevettes/Encornets.
Celles qui sont
complètes
Côté classiques, il y
a des recettes composées qui ont fait leurs preuves. C’est le
cas par exemple du taboulé, de la piémontaise au jambon ou de la
salade niçoise. Ajouter des protéines (œufs, viande, poisson)
aux crudités permet d’enrichir et d’équilibrer le repas. Les
recettes contenant des féculents (semoule, pommes de terre,
pâtes, riz) ont l’avantage de caler pour l’après-midi. Les pâtes
sont très à la mode et peuvent être agrémentées à loisir, il
suffit juste d’un peu d’imagination. Même chose pour le riz ou
le blé. Les recettes habituellement réalisées à base de riz
peuvent d’ailleurs être préparées en « version blé ».
Pour les recettes ne
comportant pas de féculents, il faut penser à ajouter un morceau
de pain assez conséquent, et pourquoi pas un pain spécial (aux
céréales ou aux fruits par exemple)…
Et puis, il ne faut
pas hésiter à être un peu original en diversifiant sa gamme. Les
ingrédients comme le quinoa, le boulgour, le blé ou les céréales
permettent de changer un peu du riz ou de la semoule tout en
apportant des propriétés nutritionnelles similaires. Star des
stars de la nutrition : la lentille ! Riche en fibres
alimentaires et en protéines, très digeste, elle rassasie et
constitue un véritable concentré de santé (elle apporte
notamment des antioxydants). Accompagnée de poisson (du saumon
par exemple), elle permet de réaliser simplement un repas
délicieux.
Autre astuce :
organiser sa carte selon les ingrédients phares des recettes. Le
thon, le poulet, l’œuf, les pâtes, le riz, le quinoa… de quoi
aider les indécis à choisir. En plus des indémodables comme la
niçoise (thon, tomates, salades, fêta, olives noires), il peut
être intéressant de proposer un assortiment de légumes à
accompagner au choix d’un VPO (viande, poisson, œuf). Pour le
restaurateur, la préparation est ainsi simplifiée : il n’a plus
qu’à ajouter au mélange tout prêt une dose de protéines
préalablement coupées en dés.
Ceux qui font du
bien
Accompagnement
incontournable de la salade, l’assaisonnement est loin d’être
secondaire. Remplacer l’huile de tournesol par de l’huile
d’olive ajoute non seulement du goût à une vinaigrette un peu
fade mais aussi des acides gras essentiels, notamment l’oméga 3.
Pourquoi ne pas afficher sur sa carte « Spécial oméga 3 » en
proposant une salade au saumon assaisonnée d’une vinaigrette
réalisée avec un mélange d’huiles de colza (elle aussi très
riche en oméga 3) et d’olive. Pour apporter des saveurs
nouvelles et originales, on peut aussi utiliser des ingrédients
forts en goût comme le vinaigre balsamique dont l’arôme sucré
accompagne à merveille une recette de « tomates mozzarella
basilic » par exemple. Côté lipides, l’huile de noix apporte
elle aussi une saveur subtile qui peut totalement chambouler les
papilles. Et puis il y a bien sûr la moutarde. A l’ancienne, ses
petites graines ajoutent une touche « grand-mère » qui séduit
les yeux et le palais. L’idéal est de proposer la sauce à part,
chacun pouvant ainsi assaisonner comme il le souhaite. A
l’Olivier propose des fioles de sauce qu’il suffit d’agiter :
pratiques et esthétique.
Ceux qui sont au
top
Bergère, baltique,
grecque, fromagère… la salade se définit avant tout par un
ingrédient : c’est lui que les clients choisissent en premier.
Pourquoi donc le noyer dans les feuilles de laitue ? Mettez-le
en valeur, la valeur ajoutée de la salade se trouve là ! Des dés
de saumon ou de poulet, des bâtonnets de surimi des rondelles
d’œuf, des lardons, des croûtons… Qu’il soit poussé par la faim
ou décidé à ne pas multiplier les bourrelets, le client choisira
naturellement l’ingrédient plaisir ou santé qui correspondra le
mieux à ses besoins et à ses envies. En matière de « topping »,
vous aurez l’embarras du choix, du plus basique au plus
original. Osez l’inattendu en optant par exemple pour les œufs
pochés Inovo tout prêts ! Dans la catégorie « tendance », tentez
les graines germées très nutritives et appréciées en particulier
des végétariens. Vous pouvez par exemple proposer une salade
« spécial végétariens » dont l’ingrédient principal est un
mélange de graines germées. Haricots mungo, alfalfa, trèfle,
lentilles, pois, soja, maïs, millet, amande, tournesol,
moutarde, épinard… toutes sortes de graines peuvent être
germées. La germination demande un faible investissement de
départ qui peut rapporter gros…
Ceux qui donnent
du goût
Entre les ingrédients
de base (crudités, viande, poisson, œuf…), de petits plus
peuvent faire toute la différence. En matière de saveur, il y a
bien sûr les herbes aromatiques qui peuvent rehausser le goût
d’une recette un peu insipide. Quelques pincées de basilic, de
ciboulette, d’estragon ou de menthe et le tour est joué.
Commercialisée sous les formes les plus diverses, elles sont
particulièrement faciles à utiliser sous forme surgelée et ce
mode de conservation a l’avantage de préserver à la perfection
leurs propriétés organoleptiques. Plutôt que les herbes, on peut
aussi opter pour les graines ou les fruits secs qui ajoutent une
touche croustillante ou moelleuse et originale. Quelques
cranberries dans un taboulé pour remplacer les raisins secs, des
pignons de pin dans une salade niçoise, des cerneaux de noix
pour accompagner une salade au fromage de chèvre frais… la
subtilité se joue à peu de chose. Et puis dans la catégorie
« croustillance », on ne peut pas passer à côté des croûtons.
Aillés ou incrustés d’épices, ils accompagnent eux aussi à
merveille toutes sortes de préparations et peuvent même se
substituer à des toasts. Tipiak propose ainsi, en plus des
croûtons classiques, de grands croûtons tartinables qui peuvent
faire office de mini canapés.
Celles qui se font
belles
Certes c’est avant
tout le produit lui-même qui compte. Veillez néanmoins à ne pas
négliger la présentation et laissez s’exprimer votre côté
créatif. Optez pour des packaging attractifs. Une salade est
toujours plus appétissante si elle est colorée et fraîche… et
présentée dans un écrin qui donne envie de la dévorer.
Chromatiques et gustatifs, sachez choisir les mariages heureux !
Bien sûr, le packaging doit avant tout être pratique mais si
l’on peut combiner praticité et esthétisme, c’est encore mieux.
Pour mettre encore plus en valeur votre salade, vous pouvez
opter pour des saladiers colorés ou, summum du chic, griffés aux
couleurs et au logo de votre enseigne. Les grandes marques de
salades industrielles commercialisent des salades prêtes à
manger présentées dans un bol avec un emplacement « fourchette »
pré-moulé. Pourquoi ne pas adopter ce concept pour les salades
préparées à la demande du client ? Intéressant aussi, les
shakers qui permettent au consommateur de déguster sa salade en
marchant après l’avoir assaisonnée d’une simple agitation du
poignet. Soignez aussi l’emballage : optez pour des formats de
sacs adaptés aux saladiers pour éviter qu’ils ne se renversent.
Si vous misez sur le côté naturel voire biologique des produits,
préférez les emballages biodégradables. En bois, ils donnent un
autre relief à votre salade, mais attention au coût : se fournir
exclusivement en saladiers et couverts en bois fait vite
augmenter la facture et, même s’il apprécie le soin accordé au
packaging, le client ne sera certainement pas prêt à payer le
prix fort pour cela. L’idée : présenter dans ce packaging haut
de gamme la recette que vous voulez mettre en vedette.
Celles qui savent
se faire désirer
Outre le packaging,
pensez à la présentation en vitrine. Si vous proposez des
recettes déjà prêtes, organisez vos étagères en fonction des
recettes : crudités simples (carottes, tomates, betteraves,
céleris rave, concombre…), protéinées (poisson, charcuterie,
œuf), aux féculents (pâtes, semoule, riz, blé, quinoa…),
légères, gourmandes, exotiques… En salade bar, organisez
également les saladiers par type de produits (crudités, VPO,
féculents, herbes aromatiques, assaisonnements…). Laissez à vos
clients la liberté de préparer leur recette comme bon leur
semble, ce qui n’empêche pas de les guider en leur suggérant les
combinaisons sûres, les audacieuses, les « underground »…
Suggérez par exemple d’accompagner la roquette d’huile de noix
et la mâche de vinaigre balsamique. Changez régulièrement ces
petites astuces en pensant à vos clients fidèles. Prenez
régulièrement la température de la satisfaction de vos clients.
L’idée : disposez un livre d’or ou de suggestions où les clients
pourront noter leurs remarques et astuce. Vous pourrez ainsi
faire évoluer vos recettes et peut-être y puiser les futurs
ingrédients de vos best sellers.
Des produits variés et
de qualité, sublimés grâce à de petites astuces toutes simples :
il suffit de presque rien pour que vos salades deviennent
séduisantes. Une pincée de fraîcheur, un zeste d’imagination, un
sourire : la recette du succès est à la portée de tous et les
marges réalisables sont très importantes. Alors n’hésitez plus,
passez au vert !
Pascale Decressac.
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